Les noeuds, sertis dans les planches en pin du toit, étaient des yeux de loups à l'affût dans la terrifiante nuit de l'enfance. Il fallait ne pas relâcher la surveillance et surtout ne pas sombrer dans le sommeil au risque de les voir à coup sûr quitter les voliges pour venir s'emparer de vous.
Vous luttiez ainsi jusqu'aux premières lueurs du jour avant de pouvoir vous féliciter d'en avoir une fois de plus réchappé de justesse, et, cerné de fatigue, vous glisser dans un sommeil de verre.
Aujourd'hui la maison n'est plus la même mais les hordes ne sont jamais loin.
Heureusement, il n'y a pas de cave.