L'orage
monte. D’abord un voile laiteux, vaporeux, sensuel. Une brise
mousseline, transparente et soyeuse comme un baiser tombé des nues. Une
bouche aérienne habitée d’un souffle brûlant et mes doigts enfiévrés,
fouillant l’air, cherchant des lèvres tendues.
Le ciel s’exhibe, montre ses dessous, ondule, s’épaissit, roule, se met en scène, s’obscène.
Cet orage m’appartient, il se donne.
Je remonte le Boulevard Saint Germain tête renversée en arrière, yeux mi-clos, bouche ouverte : c’est moi qui recueillerai la première goutte de pluie.
Je suis prêt.
J’attends le coup de foudre.
Le ciel s’exhibe, montre ses dessous, ondule, s’épaissit, roule, se met en scène, s’obscène.
Cet orage m’appartient, il se donne.
Je remonte le Boulevard Saint Germain tête renversée en arrière, yeux mi-clos, bouche ouverte : c’est moi qui recueillerai la première goutte de pluie.
Je suis prêt.
J’attends le coup de foudre.