J'étudie la chute des feuilles, l'inéluctabilité de leur trajectoire vers un point hypothétique qu'elles n'atteindront jamais. C'est une occupation à plein temps qui me conduit à passer mes journées dehors, absorbé par d'intenses contemplations.
Mais le temps lui-même finit par se vider de sa substance et perturbe le résultat de mes recherches.
L'aléa l'emporte encore, d'un rien, sur la rigueur et la logique.
Je demeure donc obstinément dans le clan des évasifs.