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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.

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 Du haut d'un volcan éteint je cherchais à apercevoir la mer ou au moins le début d'une rivière.
Un chien aboyait dans la nuit
Pour ne pas dormir, je passais mes doigts dans les mots échancrés, considérés comme autant d'aubaines dans l'aube de mes petits jours.
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