Soudain les corps furent recouverts des oripeaux de la morale, harassés de peurs conventionnelles, enveloppés dans le soufre des pensées closes. Le plaisir voyageait en contrebande. Par transparence on devinait la nudité aggravée de la soie et le secours épistolaire des constellations.
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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.
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