En balayant l'immense plage, le vent de noroît entraîne un peu de sable qui court en nuées sauvages au raz du sol et vient cingler les jambes. Par endroits il s'accumule en édifices fragiles constitués des grains les plus fins et les plus émouvants.
Je plonge mes mains dans ces monticules poudreux et rends leur liberté à quelques poignées dorées qui reprennent aussitôt leur course folle.
Que pourrions-nous espérer retenir ?