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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.

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(l'amoureux latent):
- L’automne: le retour des bottes, des collants!

(Armande):
- C’est faire à notre sexe une trop grande offense
De n’étendre l’effort de notre intelligence
Qu’à juger d’une jupe et de l’air d’un manteau,
Ou des beautés d’un point, ou d’un brocart nouveau.
Molière, Les femmes savantes, Acte III, scène II

(jeu de rôles)
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