Pendant la nuit le rideau bouge doucement devant la fenêtre
ouverte: il respire, mène une vie décousue, un peu impudique. Il flirte
avec le vent, se persuade qu'il pourrait à tout moment le suivre s'il le
voulait vraiment.
Il me fait le coup tous les étés mais reste fidèle à ses anneaux.
Seuls les bruits lointains parviennent à s'échapper au delà du raisonnable dans la nonchalance de la torpeur estivale.