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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.

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Les nuits abrutissaient les jours, les secondes laminaient les heures, tissaient un écheveau d'élans, de reculs, de faux espoirs, d'appréhensions et de renoncements.
Pour franchir la cordillère du temps, je suivais le fil d'une présence décousue.
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