Pourquoi cette expression de langue maternelle ? Ne devrait-on pas lui préférer celle de langue amoureuse, certes émergeant des premiers balbutiements (oedipiens, noueux, laborieux ...) mais ne prenant son envol et son ampliation définitive que dans sa friction avec le désir, le double anéantissement des attentes entre-baillées, des corps qui coïncident dans la nuit sévère de nos solitudes angoissées ?
De l'accouplement des mots naît la langue vivante, une et duale, fragilité spéculaire offerte à nos visages sidérés.
(Aller et venir dans tes mots d'errance, tes fulgurances).