Vous intervenez dans la fabrique du soir comme adjoint aux considérations secondaires pendant que la nuit étend sur la ville sa main d'oubli et ses doigts d'argile.
________________________________________________________________________________________________________
Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.
________________________________________________________________________________________________________
Une vie de mondanités et de luxuriances africaines s’achevait dans ce
petit village d’île de France choisi par le seul hasard qui préside aux
errances hospitalières et administratives de l’implacable déchéance des
fins de vie.
Nous
n’étions qu’une poignée d’ombres dissemblables désunies autour du
cercueil, impuissantes à conjurer la chape des ans et des silences
familiaux; encore que ce terme de famille me parut plus incompréhensible
que jamais tant me venaient à l’esprit les mots de gouffre, d’abîme et
de fuite.
Qu’I. fût incinérée, échappant ainsi à tous et à tout me soulageait.
Inscription à :
Commentaires (Atom)
Tous droits réservés