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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.

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Du centre ville de Strasbourg émergent en flèche deux souvenirs d'enfance, l’un cuisant et l’autre fracassant:
Ma main droite posée bien à plat sur le fer à repasser (position coton).
Mon tracteur en bois lancé du dernier étage et reçu sur le sommet du crâne, avec sa jolie remorque (Newton).
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