Cette année encore j'ai survécu à la nuit de Noël (c'est là le vrai miracle de cette toute petite nuit). Il semble qu'il y ait d'autres rescapés mais tous restent discrets car on redoute une réplique le 31 décembre.
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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface.
Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence.
Rien ne se tait tout à fait.
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Comme chaque année j'attends avec impatience la période des fêtes et la
frénésie consumériste qui l'accompagne. Avec une lucidité fraîche, une
abnégation et un entrain que rien n'émousse, je piétine dans la ville
en surchauffe à la recherche du cadeau original et personnalisé qui de
toute manière ne plaira pas.
Et c'est avec le même enthousiasme sincère que je recevrai le mien.
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