________________________________________________________________________________________________________

Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.

________________________________________________________________________________________________________
Givre mon affilié, que sais-tu de ses chevilles insoumises et des morsures souveraines?
Ce que j'aime est contenu dans la reconduction de tes mots formant ruisseau valide au milieu de ma rue. 
Chacun de nous flotte sur son trottoir, sous le même ciel qui ouvre ses tiroirs.
Puisque nous avons nos Îles. 
 
Le dialogue n’est pas rompu. Au premier regard l’enchevêtrement peut sembler inextricable mais il y a toujours un petit bout d’espoir qui dépasse. 
En présence d’un sac de nœuds (une écoute mal lovée qui fait des coques), les marins savent bien qu’il suffit de dépasser les doubles.
Et de surmonter les doutes.
© Copyright
Tous droits réservés