Je pris soudain la pleine mesure des ocres finissantes, cette résignation de l’air sans éclat ni surprise, la paresse du jour, la tempérance des heures non plus heurtées les unes aux autres dans la précipitation de l’instant mais fondues en une même inclinaison, la résolution douce de s’en remettre aux simples certitudes : le silence des pierres, la perfection à la surface des eaux, la pâle transition des ombres portées dans le déclin des jours, les frimas à venir, soupçonnés, retenus pour un temps encore derrière l’horizon.
L’été passé, devenu "l’était", plus rien ne presse.
L’été passé, devenu "l’était", plus rien ne presse.