Le silence est la réitération hâtive du cadran solaire qui désigne mon exil.
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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface.
Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence.
Rien ne se tait tout à fait.
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Le parfum de l'herbe fraîchement coupée se mêlait à celui des pages
blanches, draps saisonniers étendus à la lisière de nos calendriers.
Je
bénissais cette saison limpide qui traversait le brume de vos reins,
faisant commerce d'épices inachevées et feu de tout bois.
Nous étions tous les mois de la main, mais nos chevaux furent défaits.
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