------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

Un peu de souplesse manquait dans l’articulation entre ces deux mots, de sorte que la friction ainsi engendrée finit par les faire disparaître.

A mon réveil, j'étais entouré d'ennemis comparables auxquels j'offrais des colliers d'écume pour adoucir la courbure de leurs solitudes rétives.

L'arbre domestique qui pousse au milieu de votre jardin a les paumes des mains tournées vers la terre: 
il travaille en sous-œuvre à l'accomplissement de proses non élucidées.

Visage aimé dont la bouche fut effacée, je contrevenais à vos traits dans la proximité de l'accord. Sous la chape indivisible des morsures, votre souffle me parvenait toujours, nuque brisée de désirs aux noms imprononçables.

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