------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------

La notoriété de l'aube ravit aux oiseaux l'apanage du mensonge. 

Comme vous quittiez les phrases en refermant le delta, je demeurais sous l'abreuvoir des terres arides, vérifiant l'inventaire des pierres et l'accumulation des doutes. De vos lèvres aiguës coulaient des baisers crénelés qui m'enseignaient l'art de la mémoire. 
Bien qu'aucun ne fut déclaré irrévocable, j'attendais dans l'embrasure que survint un incident.

Je cherche désespérément à reformer l'angle dont j'ai perdu les côtés.

Le fardeau du linge empilé dans l'armoire n'explique pas la hardiesse de votre épaule blanchie sous le verre. 

Toute entreprise est interrompue, assujettie aux figures novices.

Je tenais dans la plus haute estime l’argument de poussières qui me séparait de vous.

Accordons aux arbres fruitiers le bénéfice de la concordance des temps

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