------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------ Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait. ------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------
Un brasier de baisers fut allumé au large de la cité lacustre pour que chacun y consume ses rêves de thébaïde.
Mélanger les dates avec gourmandise pour le plaisir de vous embrouiller dans vos recoupements.
Je pliais vos lettres en quatre multipliant ainsi mes chances d'agrandir un alphabet épars.
Arrive décembre comme une échancrure envenimée. Vous y fûtes soudaine, maintes fois renommée à la lisière du temps qui couve, acquittée d'un amour considérable.
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