Nous bûmes cette rosée hypothétique avant même qu'elle ne fut reconnue apte aux ouvrages dévastateurs.
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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface.
Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence.
Rien ne se tait tout à fait.
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Le regard portait loin au delà des pelouses du parc: la ville faisait ce
qu'elle pouvait pour émerger de cette vague de chaleur précoce.
J'avais demandé qu'on laisse entrouverte la vaste baie vitrée, aussi un faible filet d'air arrivait-il à se faufiler jusqu'à mon lit en même temps que me parvenait le grondement perpétuel de cette cité toujours sur le qui-vive.
Ce fut une nuit de semi-conscience sans aucune douleur, ni sensation de faim ou de soif, ni sentiment soudain qui aurait pu venir en bousculer un autre.
Régulièrement une infirmière venait avec son chariot, mesurait les "constantes", approchait un dosimètre qui crépitait, puis tournait les talons en refermant doucement la porte.
Mes pensées étaient confuses.
Mille souvenirs refaisaient surface.
Quelle en était la chronologie, qu'est ce qui pouvait relier tous ces indices entre eux, comment reconstituer les maillons manquants, pourquoi un seul silence pesait-il aussi lourd?
J'avais demandé qu'on laisse entrouverte la vaste baie vitrée, aussi un faible filet d'air arrivait-il à se faufiler jusqu'à mon lit en même temps que me parvenait le grondement perpétuel de cette cité toujours sur le qui-vive.
Ce fut une nuit de semi-conscience sans aucune douleur, ni sensation de faim ou de soif, ni sentiment soudain qui aurait pu venir en bousculer un autre.
Régulièrement une infirmière venait avec son chariot, mesurait les "constantes", approchait un dosimètre qui crépitait, puis tournait les talons en refermant doucement la porte.
Mes pensées étaient confuses.
Mille souvenirs refaisaient surface.
Quelle en était la chronologie, qu'est ce qui pouvait relier tous ces indices entre eux, comment reconstituer les maillons manquants, pourquoi un seul silence pesait-il aussi lourd?
Je finis par m'assoupir, trouvant dans l'épuisement une réponse provisoire à mes interrogations.
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