L'arène
gallo-romaine date du premier siècle. Je suis allongé dans l'herbe, en
son centre exact, face tournée vers le ciel. A l'autre extrémité de
l'allée courbe, bordée par une alternance de cyprès et de fragments de
caryatides, le lourd portail en fer est verouillé: le site vient de fermer au public, plus personne ne
viendra.
Tout
regard sans objet est millénaire, habité par d'autres regards
immémoriaux qui échafaudent un empilement de calendriers émoussés. La
notion de décompte est rendue obsolète par l'absence de but à atteindre.
L'espace dépasse le temporel.