Pour
que le paysage soit raisonnablement administré il faudrait qu'il soit
traversé par un cheval au galop, seul être hâtif capable de séparer le
fer-blanc de l'enfance et l'amalgame des serments.
(mais le saisir, tout fumant d'espaces...)
Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.