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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.

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Dehors, je m'efforce de ressentir le poids du ciel sur mes épaules, j'observe l'application radieuse du soleil à déplacer les objets, j'envie l'insouciance du vent qui multiplie les coups en douce, j'admire l'ingéniosité des heures à défaire le jour qui avance.
Dehors, je m'inscris dans tout ce qui paraîtrait insignifiant à quiconque: un oiseau perché sur une rampe en fer,  un cheval blanc au galop,...


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