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Les mots sont nos caresses les plus souveraines. Et si nous nous taisons parfois c’est pour dresser des arches de silences appuyées à nos flancs amoureux, mieux passer de l’un à l’autre, ouvrage et contre-ouvrage, bâti certain enjambant la rivière et reflet tourmenté froissant la surface. Les mots projettent leur ombre : le silence. L’absence révèle la présence et inversement, comme en musique la mélodie soudain disparue poursuit une phrase souterraine pour mieux nous ravir à sa résurgence. Rien ne se tait tout à fait.

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J'avais le vent, des poumons d'iode et des certitudes marines. J'écartais les bras au sommet de la falaise, criais aux rafales ma confiance aveugle dans tout ce tumulte, m'appuyais sur d'invisibles bourrasques, souriais à ce joyeux chaos.
Insouciant réconfort de ce qui vous dépasse !
Pourtant c'est toujours l'avant-dernière vague que l'on aperçoit, car déjà une autre s'apprête, recouvrant celle qui précède, masquant l'origine des points cardinaux, le début de la grande explication.

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