J'allais à la rencontre des poissons d'argent qui grouillaient aux portes des magasins. Ils filaient d'une rive à l'autre, empaquetés jusqu'aux oreilles, se frottant les côtes sans que ne surgisse la moindre étincelle. Les passages cloutés ne les épinglaient que brièvement, puis les relâchaient en paquets nerveux sur le pont mouillé de la rue piétonne.
J'ai dépensé tout mon temps mais je n'ai rencontré personne.