S'ouvre alors un espace démesuré dans lequel se fondent, insaisissables, l'extrême langueur des jours ruisselants sur le double vitrage de la vie, la braise incertaine des faux souvenirs rougeoyants au ventre des nuits sans sommeil, le refus des évidences allumées en contre-feu pour étouffer les doutes, l'écho lointain de voix incertaines parties à la recherche des lettres perdues pour passer de précises à précieuses, et enfin un rideau d'impuissances tiré sans bruit sur une pluie de façades muettes.
(averse estivale)