Elle est revenue sans transition la saison lente et douce. Les jours et les nuits se fondent dans la même pâle lumière; le temps ne compte plus vraiment ; il n’y a plus d’alternance ni de succession événementielle mais une lente érosion de l’avenir, une glissade nonchalante vers « plus tard ».
J’aime cette période de l’année, les vêtements de pluie que l’on ressort des penderies, les pulls qui ont emprisonnés dans leurs mails les parfums d’époques révolues.
Il pleut. Il vente. Je toucherai bien ta main.
(eautomne)