La brume s'est évanouie. Par surprise. Tout est figé.
La course du soleil est suspendue, les ombres sont écrasées, la marée résolument basse et indolente, le vent évanoui, le bruit perdu dans l'infini, le temps fossilisé dans l'instant.
Calme blanc.
Même l'horizon n'ose plus se différencier, aligner sa certitude rigoureuse.
Fragile équilibre qu'un seul regard trop appuyé pourrait détruire. Je retiens mon souffle.
Je guette l'apparition des premières risées. Elles viendront par l'ouest, en bancs sauvages et ridés, en reflets translucides, en glissades froissées. Puis la brise s'établiera, tranquille et décidée. En quelques instants, c'est tout le paysage qui aura changé, presque oublié dans l'insouciance de la mémoire.
Simplement les gens diront: " le vent s'est levé ".
Je guette l'apparition des premières risées. Elles viendront par l'ouest, en bancs sauvages et ridés, en reflets translucides, en glissades froissées. Puis la brise s'établiera, tranquille et décidée. En quelques instants, c'est tout le paysage qui aura changé, presque oublié dans l'insouciance de la mémoire.
Simplement les gens diront: " le vent s'est levé ".